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Voici les 10 filières que tu dois absolument éviter à l’université by Claudel NOUBISSIE

Voici les 10 filières que tu dois absolument éviter à l’université by Claudel NOUBISSIE

Nous sommes en 2015 lorsqu’un coup de tonnerre se produit au Japon, qui décide de fermer 26 facultés de sciences humaines et sociales jugées pas assez « utiles » à l’économie du pays.

Cette décision qui fait suite à une lettre que le ministre de l’éducation de cette époque, Hakubun Shimomura, a adressée le 8 juin aux présidents des 86 universités du pays, leur demandant « d’abolir ou de convertir ces départements pour favoriser des disciplines qui servent mieux les besoins de la société ».

Sur les soixante universités publiques qui proposent des cours dans ces disciplines, incluant le droit et l’économie, dix-sept comptent cesser d’y recruter des étudiants, précise un sondage publié par le quotidien conservateur Yomiuri Shimbun, que cite le Time Higher Education.

Une politique jugée « anti-intellectuelle » par les présidents d’université qui s’insurgent contre le gouvernement qui veut évaluer l’apprentissage académique et les sciences en termes « utilitaires ».

Les deux universités les plus prestigieuses, celle de Tokyo et Kyoto ont déjà annoncé qu’elles n’appliqueraient pas cette directive. Elles sont entrées en rébellion.

N’empêche que, 17 universités, elles, ont déjà décidé de cesser de recruter des étudiants dans les départements des sciences humaines.

Mais, il est certain que des pressions financières exercées sur les établissements pour les contraindre à adopter cette politique finiront par les faire plier.

La demande du ministre de l’Education japonais correspond à la vision du premier ministre conservateur Shinzo Abe, qui considère que « l’éducation doit s’adapter aux besoins de la société ».

Dans un discours à l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) en 2014, il avait ainsi déclaré :

« Plutôt que d’approfondir les recherches universitaires hautement théoriques, nous encouragerons une éducation plus technique et professionnelle qui anticipe mieux les besoins de la société.»

Cette actualité, passée inaperçu a attiré mon attention au plus haut point.

Pourquoi adopter des mesures aussi radicales, dans ce pays de 126 millions d’habitants, troisième puissance économique mondiale avec 5,867 milliards de dollars (US courant) de PIB, selon les chiffres de la Banque mondiale de l’année 2011 et considéré comme étant l’un des pays les plus avancés au monde ?

Pour répondre à cette problématique, je débute des recherches sur le système éducatif de notre quartier le Cameroun afin de mieux le comprendre et surtout vérifier s’il s’adapte réellement aux besoins de notre société.

C’est dans cette mouvance que je consacre l’un de mes 5 ouvrages à cette thématique, « Le jeune entrepreneur Africain » dans lequel j’établis une relation de cause à effet entre nos programmes éducatifs et notre faible esprit entrepreneurial, notamment en Afrique subsaharienne.

Le système éducatif dans un pays est une organisation formelle du parcours scolaire, académique et professionnel de ses citoyens.

Au Cameroun et dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, le système éducatif est encore tributaire de l’héritage colonial, orientant ainsi nos formations dans la perpétuation des intérêts des puissances coloniales.

Le phénomène de chômage et de sous-emploi des diplômés de l’enseignement supérieur pose le problème de l’inadéquation entre l’offre et la demande, entre les formations proposées par les universités africaines et les besoins du marché de l’emploi.

Cette inadéquation construite délibérément par l’élite dirigeante néocoloniale est l’une des causes majeures de la crise de l’emploi en Afrique, rendant ainsi la plupart des formations de nos écoles supérieures « inutiles » dans le processus de développement de notre pays.

Dans un pays où l’éducation est considéré comme la clef du succès, notamment les études universitaires, comment expliquer que des jeunes accumulent des diplômes universitaires sans pouvoir s’en servir pour améliorer leur condition de vie ?

C’est cela que j’appelle dans le « Le jeune entrepreneur Africain » : la Diplo-mythe à savoir une infection causée par une abondance de diplômes, parfois sans consistance intellectuelle car, en réalité, le diplôme n’est qu’une présomption de compétence qui s’accompagne rarement d’un savoir intrinsèque.

Un intellectuel c’est avant tout quelqu’un capable de questionner la science et d’y apporter un avis critique dans le but d’améliorer son environnement et non un simple répétiteur qui se contente de répéter ce qu’il a lu dans des livres écrits par d’autres.

Ce qu’il faut retenir ici c’est qu’un ignorant n’est pas celui qui n’a rien appris, mais plutôt celui qui a appris des choses qui sont erronées.

Raison pour laquelle, en plus des connaissances scolaires, il faudrait optimiser son instruction académique, pour la transformer en véritable compétence et surtout l’adapter aux réalités de notre société.

Cela devrait être le rôle de nos études universitaires, adapter le contenu de nos programmes aux réalités de notre environnement afin de permettre aux étudiants d’apporter des solutions concrètes après les études, permettant de contribuer au développement social, économique et culturel de notre quartier le Cameroun et notre pays l’Afrique.

Il faudrait donc s’attaquer sans tarder au chantier de l’éducation pour professionnaliser l’enseignement supérieur et orienter les étudiants vers des formations qui permettent à ces derniers d’être réellement utiles pour notre pays.

Nous devons changer de paradigme afin de pouvoir transformer le boom démographique que connaît le continent Africain en un dividende démographique et ce changement de paradigme commence par un questionnement :

Les formations dans nos écoles d’enseignement supérieures s’adaptent-elles à notre environnement tout en permettant de contribuer au développement de notre pays ?

Nous allons analyser cette problématique à travers 10 filières.

🎯

FILIÈRE 1 : LE DROIT

Le droit est présent de manière quotidienne dans la vie des citoyens.

Pour se marier, divorcer, hériter, conduire, dans le cadre d’une entreprise…, chaque individu doit se conformer aux règles.

Le droit se présente donc comme un ensemble de règles qui organisent la vie en société, au nom de certaines valeurs.

L’homme ne vit pas seul sur une île déserte, il est en relation avec d’autres individus, il vit au sein d’une société, des règles de jeu et un arbitre sont par exemple nécessaires au bon déroulement d’un match de football.

Il en est de même pour la vie en société : il s’agit d’éviter ou de régler les conflits.

La règle de droit limite la liberté de chacun pour ne pas nuire aux autres. Mais, le droit n’est pas seulement contraignant, il permet aussi aux individus de vivre dans un cadre sécurisé, il permet d’éviter « la loi du plus fort ».

Le droit est ainsi présent dans tous les grands domaines de la vie sociale. On distingue deux grandes divisions du droit :

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le droit privé qui organise les relations entre les individus, et

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le droit public qui organise le fonctionnement des pouvoirs publics, ainsi que les relations entre ces pouvoirs publics et les individus.

La justice constitue donc l’un des piliers du pacte citoyen et républicain de notre pays.

Son impartialité, sa capacité à assurer un équilibre entre prévention, sanction, réparation et protection des libertés individuelles sont au cœur du bon fonctionnement de la société.

Elle est un rempart qui protège les personnes, garantit les règles du vivre ensemble, les droits et donc les devoirs de chacun, les conditions d’une société apaisée et est une réponse à la légitime demande de sécurité des ressortissants d’un pays.

Le droit est un phénomène social, et, de plus, sociétal, puisqu’il est inséparable de la société qui le vit !

Donc, le droit n’existe et ne subsiste que dans un équilibre délicat avec le terroir social d’où il est issu.

🚫

Donc, il n’est pas question dans ce texte de remettre en question l’importance de l’apprentissage du droit !!!

⚠

L’APPRENTISSAGE DU DROIT EST DONC INDISPENSABLE !!!

Mais, la question est celle de savoir, est-ce que nos facultés de sciences juridiques répondent à ce principe indispensable :

s’adapter à notre société et permettre aux étudiants de pouvoir jouir de leurs compétences afin d’être réellement utiles dans notre société ?

Pour cela, je vais présenter certaines statistiques puisque, les hommes mentent, les femmes mentent, mais les chiffres ne mentent pas.

Selon l’annuaire des statistiques du Cameroun de 2014, l’effectif des étudiants par université (2012/2013) était de 222 604 pour 200 professeurs, 458 maître de conférences et 1405 chargés de cours.

Ce qui représente 2063 enseignants pour 222 604. Nous avions donc 1 enseignant pour environ 108 étudiants.

Durant cette même année, le nombre de diplômé au sein des universités était de 36 665.

Pour la seule université de Yaoundé 2, nous avions 9 720 diplômés (6012 en Licence, 3545 en Master, 76 Master professionnel et 87 DESS).

Concernant les diplômés par domaines d’études dans les Universités publiques, en 2012, le Cameroun comptait :

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SCIENCES SOCIALES, COMMERCE ET DROIT : 16 333 étudiants

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LETTRES ET ARTS : 6019 étudiants

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Science : 4879 étudiants

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Ingénierie : 1167

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Santé : 370

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Agriculture : 117

Dans le secteur privé, la même année (2012) :

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SCIENCES SOCIALES, COMMERCE ET DROIT : 3739 étudiants

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LETTRES ET ARTS : 192 étudiants

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Science : 375 étudiants

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Ingénierie : 1076 étudiants

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Santé : 750 étudiants

✔

Agriculture : 26 étudiants

Au total, pour les facultés publiques et privées, nous avons les statistiques suivantes (2012) :

✔

SCIENCES SOCIALES, COMMERCE ET DROIT : 20 072

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LETTRES ET ARTS : 6 211

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Ingénierie : 2 243

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Santé : 1120

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Agriculture : 143

De ces statistiques, nous observons que le Cameroun, en 2012 a formé :

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8,9 fois plus de professionnels en sciences sociales, commerce et droit que d’ingénieurs,

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17,9 fois plus de professionnels en sciences sociales, commerce et droit que de professionnels de la santé,

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140,3 plus de professionnels en sciences sociales, commerce et droit que d’agriculteurs.

La question à se poser est celle de savoir :

POURQUOI LE CAMEROUN FORME AUTANT DE PROFESSIONNELS EN SCIENCE SOCIALE ET PLUS PRÉCISÉMENT EN DROIT ?

⚠

La question de l’importance de la formation en droit ne se pose pas, j’ai déjà précisé plus haut son importance, mais est-ce que la demande est aussi importante pour que le Cameroun forme 140 fois plus de professionnels de sciences sociales par rapport aux agriculteurs par exemple, lorsque nous savons que l’agriculture est la base d’un pays comme le nôtre ?

Il va sans dire que ce chiffre est sans cesse croissant car, le nombre d’étudiants dans les universités camerounaises et les institutions supérieures privées s’élevait déjà à plus de 500 000 étudiants en 2016, ce qui entraîne forcément un boom aussi dans les différentes facultés de sciences sociales.

Ce qui pousse à se poser la question :

🔑

QUE DEVIENNENT TOUS CES PROFESSIONNELS EN DROIT APRES LES ÉTUDES ?

En droit, il existe en effet deux grandes branches de spécialisation : le « droit public » et le « droit privé ».

C’est généralement au moment du Master que les étudiants doivent choisir de s’orienter vers l’une ou l’autre de ces voies.

Un choix qui n’est pas anodin puisqu’il conditionne bien souvent une carrière.

Pour vérifier des contrats commerciaux, obtenir des conseils sur leur fiscalité, les entreprises font appel à des juristes, spécialistes du droit privé ou droit des affaires.

Ainsi les « privatistes » sont nombreux à être recrutés par les entreprises des secteurs du commerce, de la banque-assurance, de l’immobilier, de l’industrie, des médias…

Sans compter toutes les entreprises qui se lancent sur internet et qui ont besoin de conseils sur ce secteur où les règles sont en constante évolution.

En France, 60% des titulaires d’un Master en droit public par exemple choisissent d’intégrer… la Fonction publique.

Au Cameroun, je n’ai pas de statistiques précises.

Les administrations centrales et services extérieurs de l’État (impôts, Trésor, intérieur, affaires sociales, Justice) demeurent leurs principaux recruteurs, par le biais des concours, mais des possibilités existent aussi dans les collectivités territoriales.

Plus d’un tiers des emplois concerne des postes de catégorie A, ce qui implique d’avoir un niveau d’études élevés, au minimum un Master.

Mais, lorsqu’on en forme autant, est-ce qu’il y aura de la place pour recruter tout le monde ?

Bien sûr que NON !

Il n’est pas rare de voir des diplômés de droit chercher à obtenir une double-compétence, en intégrant un Master 1 ou 2 en IEP, en école de commerce, ou en école de métiers (journalisme, communication, ressources humaines, etc.). A

Appréciés pour leurs connaissances et leurs compétences (capacité d’analyse et de synthèse, rigueur, bonne culture générale), ils peuvent alors envisager des carrières dans le monde de l’entreprise à des postes-clés de management ou de gestion.

Par ailleurs, le monde de l’enseignement leur est ouvert ou encore l’entrepreneuriat pour les professions libérales comme les avocats.

Mais, est-ce que leur formation les préparent à développer par exemple ces aptitudes entrepreneuriales afin de s’en sortir dans un pays gangrené comme le nôtre et surtout de plus en plus compétitif ?

Une question à laquelle il faut pouvoir répondre !

En ce qui concerne la fonction publique, les effectifs sont passés de 163 000 agents en 2006, à environ 322 000 en 2017.

Pour l’exercice 2018, l’enveloppe pour l’entretien du personnel en activité et en retraite de l’Etat est d’une valeur de 1185,5 milliards FCFA pour le personnel (1 024 milliards FCFA pour les salaires des fonctionnaires et 161,5 milliards FCFA pour les pensions).

« Lorsque nous regardons l’évolution de la masse salariale, nous étions pratiquement à 393 milliards FCFA en 2006, aujourd’hui nous sommes à 945 milliards FCFA dans le cadre du budget 2017.», a déclaré le directeur du Budget, tout en soulignant que cette augmentation exponentielle est dû au fait que les effectifs de la Fonction publique sont passés de 163 000 agents en 2006, à environ 322 000 en 2017.

Avec la crise économique actuelle, les guerres et les difficultés dont le Cameroun fait face, cette réalité sera de plus en plus morose, que deviendront tous ces étudiants en nombre sans cesse croissant ?

L’interrogation demeure !

Surtout qu’une réalité menace de plus en plus les professionnels du droit, qui se doivent de s’actualiser de manière permanente pour répondre aux réalités actuelles comme : LA DISRUPTION DU NUMÉRIQUE.

🖥

L’intrusion des nouvelles technologies et surtout de l’intelligence artificielle (IA) dans nos différents secteurs d’activité complexifient encore le droit en créant au passage de nombreux vides juridiques.

De façon général, le droit est un secteur qui risque fortement d’être bouleversé avec l’Intelligence Artificielle.

Dès aujourd’hui, les « legaltechs » (startups spécialisées dans le monde du droit) mettent en place des outils permettant d’estimer la probabilité de gagner une affaire, des outils de productions de documents légaux ou encore de résolution de conflits en ligne.

Si on imagine mal, demain, un robot faire un plaidoyer devant un juge, il faut bien se rendre compte que ces métiers s’appuieront en grande partie sur l’Intelligence Artificielle à assez court terme.

Tout le travail de recherche en amont se verra donc confier à des algorithmes, redéfinissant clairement le rôle et la fonction d’avocat, ce qui se fait déjà dans plusieurs pays.

Ce qui est palpable aujourd’hui, c’est la confluence du monde légal, qui est un milieu de tradition et de valeurs ancestrales évoluant grâce à des technologies nouvelles. Ces technologies ne sont pas forcément disruptives, elles sont parfois raisonnées. L’Intelligence Artificielle peut saisir le droit.

« Code is Law », la superposition de cette fameuse maxime de Lessig, permet d’apporter un éclairage intéressant sur la politique des architectures données.

L’I.A va certes amener de nombreux bouleversements mais les juristes sauront y faire face, S’ILS S’ACTUALISENT !!!

Tout l’enjeu sera de faire en sorte que ce soit l’IA qui soit investi par les juristes et non l’inverse.

L’essor des Legaltech, ces fameuses startups du droit, semble avoir pris de l’avance en terme de digitalisation du secteur légal. L’usage de la technologie et des logiciels pour offrir des services juridiques et rendre le droit plus accessible, implique que le secteur des Legaltech disrupte le droit à sa manière, en se basant très souvent sur des algorithmes développés et performants.

L’exemple du Machine Learning montre à quel point l’Intelligence Artificielle peut pousser une matière ancestrale, comme le Droit, dans ses retranchements.

L’apprentissage automatique est la définition même de l’intelligence artificielle apprenante qui améliore ses performances à résoudre des tâches sans être explicitement programmé.

Il n’existe aucun encadrement juridique spécifique en la matière et tout dépendra des finalités prévues pour les algorithmes mis en place.

D’ailleurs, pour pouvoir fonctionner, les algorithmes de Machine Learning se basent sur des training set et nécessitent parfois des données à caractère personnel pour fonctionner.

Il sera question de voir dans quelle mesure le droit peut être saisi par l’intelligence artificielle, c’est-à-dire, jusqu’à quel point l’intelligence artificielle aura une influence réelle et effective sur le domaine légal.

Pour ce faire, il convient d’étudier l’impact de cette intelligence sur les métiers du droit, sur le fonctionnement de la justice ou encore tenter de répondre aux questions de transparence et d’éthique que posent le développement de ces nouvelles technologies.

Les limites de l’intelligence artificielle résident dans le fait que le raisonnement juridique reste propre à l’humain. La construction d’un syllogisme autour de prémisses semble appartenir, du moins pour le moment, exclusivement au juriste.

L’adaptation, l’interprétation, l’émotionnel, sont autant d’attributs que la machine ne possède pas et c’est en cela que le paradoxe apparait ; sur ce point, ne serait-ce pas plutôt l’intelligence artificielle qui serait saisi par le Droit ?

Ainsi, pour le métier du juriste de demain, il faudrait voir l’intelligence artificielle comme un outil au service du juriste, aidant certainement à ce dernier à devenir plus efficace pour répondre à des demandes plus complexes. Le professionnel du Droit se concentrera alors sur des tâches à plus forte valeur ajoutée.

De façon générale, la profession juridique au sens le plus large du terme, reste un secteur dans lequel réside une forte valeur ajoutée quant au travail réalisé. Ainsi, pour les métiers du Droit il faut relativiser l’impact de cette technologie grandissante ; l’intelligence humaine restant la clef de voute de l’édifice juridique.

Le lancement de la startup canadienne Ross Intelligence qui s’appuie sur IBM Watson il y a quelques années a créé un signal fort sur le marché : les métiers intellectuels comme celui d’avocat vont être transformés radicalement par l’IA.

Qu’en est-il dans la pratique ?

Quand on y regarde de près, on constate qu’une bonne partie des outils de l’IA dans les métiers juridiques sont des moteurs de recherche améliorés qui permettent de consulter les lois et la jurisprudence.

En complément, des applications plus élaborées voient le jour, pour comparer des contrats, pour les optimiser et pour faire aussi des prédictions sur l’issue d’un procès. Dans l’ensemble, les techniques d’IA exploitées dans le domaine juridique tournent autour du NLP (Natural Language Processing).

L’étude de 2016 Altman Weil Law Firms in Transition 2017 indique que la moitié des cabinets d’avocats US de plus de 1000 salariés utilisent déjà des outils d’IA. Cela rappelle la situation de nombreuses professions libérales (notaires, experts comptables, médecins) qui sont fragilisées par leur fragmentation face aux ruptures technologiques qu’elles sont lentes à adopter vis à vis de grandes organisations plus structurées.

En même temps, les solutions d’IA juridiques ne vont pas remplacer les avocats et juristes qui devront encore longtemps gérer leurs clients et plaider. Elles affecteront surtout les métiers du para légal dans les cabinets.

Elles amélioreront la productivité de nombreux professionnels, comme les tableurs l’ont fait pour tous les métiers exploitant des données chiffrées depuis plus de 35 ans.

Comme toute technologie qui se déploie largement, l’IA pourrait aussi permettre un élargissement du marché juridique tout en ayant un effet déflationniste sur les prix.

Dans cette dynamique d’innovation permanente, que fera l’étudiant en droit ?

Il doit urgemment s’actualiser sinon, non seulement, il aura très peu d’opportunités après ses études, mais surtout, s’il ne diversifie pas ses connaissances, il aura l’impression d’être TOTALEMENT INUTILE dans notre société, malgré sa maîtrise du droit.

Il ne pourra faire valoir son droit qu’au chômage technique, sans cesse croissant…

Pour terminer, il est important de savoir que c’est l’etudiant qui rend sa formation utile, et non l’inverse.

Vous aurez beau avoir une formation de qualité, si vous manquez de vision à long terme, si vous ne vous appliquez pas, si vous ne la valorisez pas, vous allez rester médiocre!

Concernant le droit, le contexte environnemental actuel rend cette discipline indispensable, car aucun pays ne peut prospérer, sans un cadre juridique cohérent et performant.

Et ceci passe par des ressources humaines, qui maîtrisent cet art, qu’est le droit.

En réalité, il n’existe aucune mauvaise filière, mais plutôt de mauvaises orientations académiques, et surtout des étudiants paresseux, sans aucune vision.

Sans oublier les parents qui forcent très souvent leurs enfants à faire ce que ces derniers n’aiment pas, ce qui produit des étudiants moyens, parfois médiocres, qui vont devenir des chômeurs qualifiés..

✔️

Parents: encouragez vos enfants à faire ce qu’ils aiment, si vous les motivez et les encadrez de manière convenable, ils pourront révolutionner et même réinventer leur secteur d’activité.

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Étudiants: apprenez, analysez notre écosystème et orientez vos études afin que vos compétences vous permettent de résoudre les problèmes de notre société.

Ainsi, vous deviendrez indispensable et qu’importe votre formation académique, vous allez vous en sortir…

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La prochaine fois, nous verrons LA DEUXIÈME FILIÈRE: LA MÉDECINE.

Claudel NOUBISSIE

Author: Jolival est un entrepreneur Web passionné des TIC et de la recherche en générale. i'm a Founder and CEO of Espaceacademique.com; lesastucesdesante.com and herbcenter.biz Nous mettons à la disposition de nos lecteurs l'annuaire des bourses d'études pour les africains. Nous vous donnons des références gratuites de l'ensemble des bourses et des opportunités éducatives, entrepreneuriales et de développement qui pourront intéresser les étudiants Camerounais et Africains afin de leur faciliter l'accès aux aides et financement à l'échelle locale et internationale.

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Written by jolival

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